L’incontinence urinaire chez la femme

Une femme sur trois serait concernée par des problèmes d’incontinence urinaire. Au-delà de la gêne occasionnée, le fait de souffrir de fuites urinaires peut constituer un véritable handicap, avec des conséquences sur la qualité de vie et sur l’autonomie des personnes.

Encore un tabou ?

Ce trouble qui touche en majorité les femmes reste encore tabou. Une personne sur quatre n’oserait pas parler à son médecin de ses fuites urinaires. Pourtant, l’incontinence n’est pas une fatalité et des solutions efficaces existent.

Qu’est-ce que l’incontinence urinaire ?

On parle de fuite ou d’incontinence urinaire quand des pertes involontaires d’urine se produisent pendant la journée ou la nuit. Le rôle des reins est de filtrer le sang pour récupérer les déchets et les liquides en surplus. Une fois produite, l’urine s’accumule dans la vessie en passant par les deux uretères. La vessie est principalement formée d’un muscle, le muscle vésical. En bas de la vessie se trouve le sphincter urinaire. Quand la vessie est pleine, le cerveau donne l’ordre au sphincter de se relâcher, l’urine s’écoule alors par l’urètre vers le méat urinaire. Le fonctionnement du sphincter est aidé par le tonus des muscles pelviens.

Types d’incontinence

Quand il y a une faiblesse des muscles pelviens et du sphincter urinaire, la porte de sortie de la vessie ne peut plus se fermer correctement, les fuites urinaires peuvent survenir, par petits jets, quand on rit, quand on tousse ou quand on fait un effort physique. On parle alors d’incontinence liée à l’effort. C’est la forme la plus fréquente mais il en existe d’autres.

On parle d’incontinence par impériosité lorsque les envies d’uriner sont très fréquentes et qu’elles ne laissent pas le temps d’arriver aux toilettes. Cette forme est liée à une hyperactivité des muscles de la vessie, qui se contractent anormalement. L’incontinence par regorgement est la forme la plus fréquente chez l’homme : elle est due à une perturbation de la fonction d’évacuation de la vessie, ce qui engendre un trop plein. La vessie se met alors à fuir en permanence, par goutte à goutte. Les personnes qui en souffrent ont l’impression de mal vider leur vessie.

La rééducation périnéale comme solution

L’incontinence urinaire est parfois causée par un affaiblissement des muscles du périnée qui soutiennent, entre autres, la vessie. Des séances de rééducation peuvent être utiles afin de renforcer le périnée et ainsi limiter les fuites urinaires.

L’objectif de la rééducation périnéale est de tonifier les muscles du périnée devenus trop faibles pour assurer une bonne continence urinaire. À raison d’une séance par semaine, la rééducation du périnée dure en moyenne trois mois.

L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a lancé une grande campagne de sensibilisation pour rappeler l’importance de la rééducation périnéale. Contrairement aux idées reçues, tout le monde peut être concerné : jeune sportive, homme, femme de plus de 65 ans…

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